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Le rôle des banques pour accélérer la rénovation énergétique

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La rénovation énergétique du parc immobilier français est l’un des chantiers les plus massifs de la transition écologique. Le secteur du bâtiment représente 40 % de la consommation d’énergie finale nationale et contribue à hauteur de 23 % des émissions de gaz à effet de serre. Au 1er janvier 2025, on estime à 3,9 millions le nombre de passoires thermiques parmi les résidences principales, et à 5,4 millions sur l’ensemble du parc. Face à ce défi, les établissements bancaires occupent une position stratégique : ils financent l’acquisition, la construction et la rénovation de l’immense majorité des bâtiments du pays.

Ce rôle est à la fois une opportunité commerciale et une responsabilité. Opportunity parce que le marché de la rénovation énergétique représente plusieurs dizaines de milliards d’euros par an en France, et que les banques qui sauront accompagner leurs clients dans ce processus créeront un avantage concurrentiel durable. Responsabilité parce que les portefeuilles bancaires sont exposés à des risques croissants liés à la dépréciation des actifs énergivores, et parce que les exigences réglementaires sur les émissions financées se durcissent chaque année.

Mais entre l’ambition affichée et la réalité du terrain, un écart persiste. En 2024, seulement 340 000 logements ont bénéficié d’une rénovation soutenue par l’Anah, bien en deçà des objectifs. Selon une étude de la Fédération Bancaire Française de novembre 2025, 36 % des propriétaires n’ont pas démarré des travaux qu’ils jugent pourtant utiles. Et 68 % des emprunteurs déclarent ne pas être accompagnés par leur banquier depuis l’octroi du prêt jusqu’à la réalisation des travaux. Comprendre pourquoi cet accompagnement ne se fait pas à la hauteur des besoins, et comment le déployer efficacement, est l’enjeu central de cet article.

À retenir

Selon la FBF, sans les aides publiques, 77 % des travaux de rénovation énergétique n'auraient pas pu être réalisés en totalité. La banque est au cœur de l'écosystème de financement de la rénovation, mais son rôle va bien au-delà du simple octroi de crédit.

Pourquoi la rénovation énergétique est un enjeu stratégique pour les banques ?

L’exposition aux risques de dépréciation des actifs énergivores

Le premier enjeu est un enjeu de risque de crédit. Les banques françaises portent des encours hypothécaires colossaux sur des logements dont une fraction significative est classée F ou G. Depuis janvier 2025, ces logements sont interdits à la location. En 2028, ce sera au tour des logements classés F.

Cette interdiction progressive se traduit par une dépréciation prévisible de la valeur de marché des logements énergivores. Un bien qui ne peut plus être loué perd une partie de sa valeur d’usage et devient plus difficile à vendre, surtout dans les marchés peu tendus. Pour la banque créancière, la garantie hypothécaire se dégrade proportionnellement.

Ce risque n’est pas théorique. Les études de marché confirment que les logements classés F subissent déjà une décote d’environ 18 % par rapport à des logements D comparables, et que cet écart tend à s’accentuer à mesure que les échéances réglementaires approchent. À l’échelle d’un portefeuille de crédits immobiliers, cela représente un risque de dépréciation des garanties qui doit être mesuré, suivi et géré.

L’exposition aux risques climatiques physiques

Au-delà des risques de transition réglementaire, les portefeuilles immobiliers bancaires sont exposés à des risques climatiques physiques croissants. Inondations, sécheresses prolongées et retrait-gonflement des argiles, vagues de chaleur, tempêtes : ces phénomènes se multiplient et s’intensifient, dégradant la valeur des actifs situés dans les zones les plus exposées.

Un logement situé en zone inondable à risque fort, ou dont les fondations sont fragilisées par le retrait-gonflement des argiles sur un sol argileux, présente un profil de risque hypothécaire différent d’un logement en zone peu exposée. Si ce risque n’est pas intégré dans les modèles d’évaluation des garanties, les banques sous-estiment leur exposition réelle.

Les régulateurs en ont pris conscience. La BCE et l’ACPR intègrent désormais les risques climatiques physiques dans leurs stress tests. Les rapports Pilier 3 ESG incluent des indicateurs sur l’exposition aux risques physiques. Le Green Asset Ratio, calculé depuis 2024, tient compte de la performance énergétique des logements financés. Ces exigences ne sont pas que formelles : elles conditionnent la perception des établissements par les marchés et les investisseurs institutionnels.

Les obligations de reporting et la pression des investisseurs

Depuis l’entrée en vigueur de la directive CSRD, les grandes banques européennes doivent publier dans leur rapport de durabilité des informations précises sur leurs émissions financées (Scope 3), sur la performance énergétique de leurs portefeuilles de crédits immobiliers et sur leur trajectoire de décarbonation.

Ces obligations imposent aux banques de connaître précisément la performance énergétique des logements qu’elles financent, information qui n’est pas toujours disponible dans leurs systèmes d’information. Elles rendent également visible, auprès des investisseurs et des agences de notation ESG, tout écart entre les engagements affichés et les réalités du portefeuille.

Les leviers commerciaux de la rénovation énergétique

Un marché de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an

La rénovation énergétique représente un marché considérable. L’ADEME estime que pour atteindre les objectifs climatiques de la France dans le secteur du bâtiment, il faudrait investir entre 15 et 20 milliards d’euros par an dans la rénovation du parc résidentiel seul, pendant plusieurs décennies. Les banques qui sauront capter une part de ce marché bénéficieront d’un moteur de croissance durable.

Ce marché se décline en plusieurs segments. Les particuliers propriétaires de passoires thermiques qui souhaitent rénover pour maintenir leur bien sur le marché locatif ou pour améliorer leur confort constituent le segment le plus urgent. Les propriétaires occupants qui cherchent à réduire leurs factures d’énergie représentent un segment plus large. Les entreprises soumises au Décret Tertiaire qui doivent réduire leurs consommations d’énergie d’ici 2030 constituent un segment à fort potentiel pour les financements professionnels. Les collectivités qui rénovent leur parc de bâtiments publics sont un autre segment avec des volumes significatifs.

L’accompagnement comme différenciateur

La banque qui se contente de distribuer des produits de crédit dans un marché de la rénovation est facilement substituable. Celle qui accompagne son client de la première question sur son logement jusqu’à la réalisation des travaux et la mesure des gains obtenus crée une relation de confiance et de fidélité difficile à concurrencer.

Cet accompagnement suppose de maîtriser plusieurs dimensions simultanément. La connaissance du bien immobilier du client (sa performance énergétique estimée, les travaux les plus pertinents pour ce type de bâtiment, le gain énergétique et carbone attendu). La maîtrise des aides disponibles (MaPrimeRénov’, éco-PTZ, CEE, aides locales) et de leur combinaison optimale pour réduire le reste à charge. La proposition d’un plan de financement adapté à la situation du client. Et le suivi de la réalisation des travaux et des résultats obtenus.

Fidélisation et élargissement de la clientèle

Un client accompagné dans un projet de rénovation de 40 000 euros est un client qui parle à sa banque de sujets importants pour lui, qui fait confiance à son conseiller et qui est susceptible de lui confier d’autres projets (prêt immobilier complémentaire, épargne, investissement). La rénovation énergétique crée un point de contact à haute valeur relationnelle que peu d’autres occasions offrent.

D’autre part, les banques qui proposent des offres de financement de la rénovation accessibles aux ménages modestes (propriétaires de passoires thermiques avec des ressources limitées) remplissent une mission citoyenne qui renforce leur image et leur ancrage dans les territoires. Ces ménages, souvent fidèles par manque d’alternatives, peuvent devenir des clients durables si la banque sait les accompagner au moment où ils en ont le plus besoin.

Les produits de financement disponibles

L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)

L’éco-PTZ est le produit de financement public de la rénovation énergétique distribué par les banques. Il permet de financer jusqu’à 50 000 euros de travaux de rénovation globale sans intérêts, remboursable sur 20 ans. Il est accessible sans condition de ressources, ce qui le rend particulièrement adapté aux ménages intermédiaires qui ne bénéficient pas des aides les plus généreuses de MaPrimeRénov’.

Depuis 2022, l’éco-PTZ est distribué selon une procédure simplifiée qui ne nécessite plus la validation préalable des travaux par un bureau de contrôle. Cette simplification a réduit les délais d’instruction et facilité son adoption par les réseaux bancaires. Il est cumulable avec MaPrimeRénov’ et les aides des CEE.

Pour les banques distributrices, l’éco-PTZ représente un produit à faible rentabilité directe (le différentiel de taux est compensé par l’État), mais à forte valeur relationnelle. Il ouvre souvent la porte à un financement complémentaire (prêt travaux classique, regroupement de crédits, prêt immobilier pour une acquisition accompagnée de travaux).

Le prêt Avance Rénovation

Le prêt Avance Rénovation est un prêt hypothécaire à remboursement différé, conçu pour les ménages modestes propriétaires de leur résidence principale. Il permet de financer des travaux de rénovation sans avoir à rembourser le capital tant que le logement n’est pas vendu ou transmis. Les intérêts peuvent eux-mêmes être différés dans certaines configurations.

Ce produit répond à une situation fréquente. Des propriétaires âgés, aux revenus modestes, propriétaires d’une maison énergivore qu’ils n’ont pas les moyens de rénover, mais qui disposent d’un patrimoine immobilier qui pourrait servir de garantie. Le prêt Avance Rénovation transforme cette valeur dormante en capacité à financer des travaux, sans alourdir les charges mensuelles du ménage.

La Banque Postale a été la première à lancer ce produit en janvier 2022. Sa diffusion dans les réseaux bancaires reste encore limitée, mais son potentiel est significatif compte tenu du profil des propriétaires de passoires thermiques.

Les prêts verts des établissements

Au-delà des dispositifs publics, plusieurs banques ont développé leurs propres offres de financement de la rénovation énergétique, sous forme de prêts à taux bonifiés conditionnés à la réalisation de travaux permettant une amélioration du classement DPE. Ces offres, parfois appelées prêts verts ou crédits à impact, proposent une réduction de taux de 0,1 à 0,5 point selon les établissements et les projets.

Ces produits propriétaires permettent aux banques de différencier leur offre sur un segment en croissance et de renforcer leur positionnement ESG. Ils contribuent également à l’amélioration de leur Green Asset Ratio si les travaux financés permettent au logement d’atteindre les critères d’alignement de la Taxonomie.

Le financement des rénovations globales et des rénovations d’ampleur

Le financement des rénovations globales, qui permettent de franchir plusieurs classes de DPE en une opération, est le segment le plus complexe mais aussi le plus impactant. Ces rénovations peuvent coûter entre 40 000 et 60 000 euros pour une maison individuelle, un montant qui dépasse souvent les capacités de l’éco-PTZ seul.

Le plan de financement d’une rénovation globale articule généralement plusieurs sources. MaPrimeRénov’ (subvention directe, de quelques milliers d’euros pour les ménages aisés à 70 % des travaux pour les ménages modestes). Les CEE (aide distribuée par les fournisseurs d’énergie, variable selon les gestes). L’éco-PTZ (jusqu’à 50 000 euros sans intérêts). Un prêt complémentaire (prêt travaux ou prêt personnel) pour couvrir le reste à charge. Et parfois le prêt action logement pour les salariés éligibles.

Assembler ce plan de financement de manière optimale pour chaque client nécessite une maîtrise fine des dispositifs disponibles et de leurs conditions de cumul. C’est une compétence que toutes les banques ne maîtrisent pas encore.

Les freins qui persistent et comment les lever

Le manque d’information et de lisibilité

Le premier frein à la mobilisation bancaire pour la rénovation énergétique est la complexité du sujet. Les produits, les aides, les conditions d’éligibilité et les procédures changent régulièrement. Les conseillers bancaires, qui ne sont pas des experts de la rénovation, peinent à maintenir leur connaissance à jour et à proposer des accompagnements complets.

Cette complexité se retrouve côté clients. Une étude de 2025 révèle que seulement 45 % des propriétaires disposent du DPE de leur résidence principale, et que 50 % de ceux qui ont une mauvaise note estiment que des travaux ne seraient pas utiles. La sensibilisation et l’information restent des enjeux majeurs.

L’absence de ciblage des clients prioritaires

Sans données sur les logements de leurs clients, les banques peinent à identifier proactivement les propriétaires dont la situation est la plus urgente. Elles attendent que le client vienne les consulter, plutôt que d’aller vers ceux dont le logement est classé G et qui ignorent peut-être qu’ils ne pourront plus le louer.

Ce manque de ciblage conduit à des campagnes commerciales génériques à faible taux de conversion, alors qu’une approche ciblée basée sur les caractéristiques des biens permettrait d’adresser les bons clients avec le bon message au bon moment.

La contrainte de trésorerie des propriétaires modestes

Même avec les aides disponibles, de nombreuses rénovations nécessitent une avance de trésorerie que tous les propriétaires ne peuvent pas assumer. Les aides sont souvent versées après réalisation des travaux, ce qui suppose de préfinancer une partie du chantier. Le prêt Avance Rénovation répond partiellement à ce besoin pour les ménages modestes, mais sa distribution reste limitée.

Certaines banques ont développé des solutions de préfinancement des aides (avance remboursée dès versement de MaPrimeRénov’), qui suppriment la contrainte de trésorerie sans alourdir le coût global du financement. Cette approche mériterait d’être plus largement déployée.

Le décalage entre les délais des aides et les délais bancaires

Les procédures d’instruction des aides de l’Anah peuvent prendre plusieurs mois, ce qui crée une incertitude pour le propriétaire qui souhaite planifier ses travaux et leur financement. Cette incertitude décourage parfois le passage à l’action, surtout pour des projets complexes et coûteux.

Une meilleure coordination entre les processus bancaires d’octroi de crédit et les processus administratifs d’instruction des aides permettrait de fluidifier le parcours client et de réduire ce frein.

Comment la donnée transforme la capacité d'action des banques ?

Connaître les biens pour anticiper les besoins

La transformation du rôle des banques dans la rénovation énergétique passe fondamentalement par une meilleure connaissance des biens immobiliers de leurs clients. Sans cette connaissance, la banque ne peut pas proactivement identifier les clients dont le logement est concerné par les prochaines interdictions de location, ceux dont la rénovation générerait l’impact carbone le plus fort, ou ceux dont le potentiel solaire est le plus favorable.

Avec des données précises à l’échelle du bâtiment, la banque peut passer d’une position réactive (attendre que le client vienne avec un projet) à une position proactive (identifier les clients prioritaires et les contacter avec une proposition adaptée).

La cartographie du portefeuille par performance énergétique

La première application de la donnée pour les banques est la cartographie de leur portefeuille de crédits immobiliers selon la performance énergétique des biens financés. Cette cartographie répond à plusieurs besoins simultanément.

Sur le plan du risque de crédit, elle permet d’identifier les concentrations d’expositions sur des logements énergivores et d’évaluer le risque de dépréciation des garanties hypothécaires à différentes échéances.

Sur le plan du reporting réglementaire, elle permet de calculer le Green Asset Ratio et les émissions financées de Scope 3 avec une granularité suffisante pour les exigences de la CSRD et du Pilier 3 ESG.

Sur le plan commercial, elle permet de segmenter le portefeuille clients selon leur profil de besoins en matière de rénovation et de construire des campagnes d’activation ciblées.

La simulation personnalisée comme déclencheur de passage à l’acte

Les établissements qui ont déployé des simulateurs de rénovation énergétique auprès de leurs conseillers observent des taux de conversion significativement plus élevés que ceux qui proposent des informations génériques. La Banque Postale, pionnière avec son simulateur ecocliK intégré au crédit immobilier à impact, a observé plus de 30 % de taux de conversion sur les simulations réalisées depuis son lancement.

Ce résultat illustre un principe simple. Lorsqu’un propriétaire peut visualiser en quelques minutes que sa toiture peut accueillir 4 kWc de panneaux solaires, que la rénovation de son logement lui permettra d’économiser 1 800 euros par an sur sa facture d’énergie, que son reste à charge après aides sera de 12 000 euros finançables sur 15 ans à faible taux, et que son bien passera de la classe F à la classe C, la décision de passer à l’action devient beaucoup plus accessible qu’avec un discours général sur les bénéfices de la rénovation.

Le ciblage des clients à fort potentiel

Au-delà de la simulation individuelle, la donnée permet aux banques de construire des modèles de ciblage pour identifier dans leur portefeuille les clients les plus susceptibles de passer à l’action sur la rénovation à court terme.

Ces modèles combinent des informations sur le logement (classement DPE estimé, type de chauffage, date de construction, surface, potentiel solaire) avec des informations sur le propriétaire (revenus éligibles aux aides, capacité d’endettement, horizon de détention du bien, historique des interactions avec la banque). Le croisement de ces dimensions permet de produire un score de propension à la rénovation qui classe les clients du plus au moins susceptible de répondre favorablement à une approche commerciale.

Ce type de ciblage transforme l’efficacité des campagnes. Plutôt que d’envoyer un message générique à l’ensemble du portefeuille, la banque peut concentrer ses ressources commerciales sur les 10 ou 15 % de clients les plus réceptifs, avec un message personnalisé basé sur les caractéristiques réelles de leur logement.

Les engagements des grandes banques françaises

Des trajectoires affichées et des réalisations à suivre

Les principales banques françaises ont publié des engagements de financement de la transition énergétique dans le cadre de leurs stratégies ESG. Le groupe BPCE a affiché l’ambition d’augmenter de 21 milliards d’euros ses financements aux énergies renouvelables, à la rénovation énergétique des bâtiments et à la mobilité verte. La Banque Postale a accordé plus d’un milliard d’euros de prêts verts aux entreprises depuis 2020 et a été pionnière sur le crédit immobilier à impact et le prêt Avance Rénovation.

Ces engagements sont importants, mais ils doivent être mis en regard des besoins globaux. L’ADEME estime que la rénovation du seul parc résidentiel français nécessiterait 15 à 20 milliards d’euros par an pendant plusieurs décennies. Les engagements actuels des banques, bien que significatifs, restent très inférieurs à l’ampleur du défi.

L’intensité carbone des portefeuilles comme indicateur de trajectoire

Plusieurs banques ont commencé à publier l’intensité carbone de leurs portefeuilles de crédits immobiliers, exprimée en grammes de CO₂ par euro d’encours ou en kilowattheures par mètre carré. Cet indicateur, encore rare en 2022, se généralise sous la pression de la CSRD et des attentes des investisseurs.

Sa publication est utile à plusieurs titres. Elle crée une obligation de moyens (les engagements de réduction doivent être suivis d’effets mesurables). Elle permet des comparaisons entre établissements qui favorisent la montée des exigences sectorielles. Et elle montre aux clients que la banque prend au sérieux la dimension climatique de ses activités, au-delà des discours.

Ce que les banques les plus avancées font différemment

Les établissements qui ont le plus progressé dans leur rôle d’accélérateur de la rénovation énergétique partagent plusieurs caractéristiques.

Ils ont investi dans la donnée bâtiment pour cartographier leur portefeuille, identifier les clients prioritaires et alimenter leurs conseillers avec des informations précises sur les logements de leurs clients.

Ils ont formé leurs conseillers aux fondamentaux de la rénovation énergétique. Les gestes travaux les plus efficaces, les aides disponibles et leurs conditions de cumul, les parcours MaPrimeRénov’, le rôle du Mon Accompagnateur Rénov’. Cette formation permet au conseiller d’avoir une conversation substantielle avec le client plutôt que de le renvoyer vers des acteurs tiers.

Ils ont déployé des simulateurs de rénovation accessibles aux conseillers en agence et, pour les plus avancés, directement aux clients en ligne. Ces outils permettent de personnaliser l’accompagnement et de transformer une conversation générale en un projet concret et chiffré.

Ils ont simplifié les parcours de demande en réduisant le nombre de pièces à fournir, en préremplissant les informations déjà disponibles dans leurs systèmes et en offrant un suivi de l’avancement du dossier en temps réel.

Ils ont enfin intégré la performance énergétique dans leurs modèles de risque, en tenant compte du classement DPE des biens dans l’évaluation des garanties hypothécaires et dans le calcul du taux d’effort des emprunteurs.

Ces pratiques ne sont pas encore universelles. Mais elles dessinent le profil de la banque qui sera la mieux positionnée pour accompagner la vague de rénovation à venir, et pour convertir un enjeu réglementaire en avantage compétitif durable.

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