l’internet des objets et les big data, un duo gagnant

L’internet des objets (ou internet of things, IoT en Agnlais) s’est imposé sur les marchés en 2015 et 2016.

Il s’agit de l’extension du réseau à des objets via des capteurs. Transports, domotique, santé ou encore assurance, de nombreux secteurs ont un potentiel de croissance fort grâce à cette innovation technologique. En 2010, le nombre de devices nomades était estimé à 5 milliards avec une croissance de 20% par an pour 30 milliards de capteurs augmentant de 30% par an.  Au-delà des chiffres, quel est l’impact de l’IoT sur l’économie et quel est le lien avec les big data ?

Commençons par une définition : l’Internet des objets se définit par des objets physiques connectés ayant leur propre identité numérique et capables de communiquer les uns avec les autres. Ce réseau crée en quelque sorte une passerelle entre le monde physique et le monde virtuel. D’un point de vue technique, l’IoT consiste en l’identification numérique directe et normalisée (adresse IP, protocoles smtp, http…) d’un objet physique grâce à un système de communication sans fil qui peut être une puce RFID, Bluetooth ou Wi-Fi. (source : futura-sciences.com)

Les secteurs à fort potentiel de croissance

En 2015, 7 milliards d’objets connectés étaient recensés, soit 7 milliards de sources de données comme la géolocalisation, les recherches internet et les achats pour les particuliers, la consommation énergétique, la circulation et la production pour les entreprises et les services publics.
Aujourd’hui cependant seulement 22% des données produites sont exploitables pour le big data, un pourcentage qui monterait à 35% avec celles produites par l’internet des objets. Au total, McKinsey évalue l’impact de l‘IoT à 6,2 trillions de dollars en 2025. Neuf secteurs ont été identifiés par le cabinet de conseil comme étant les plus prompts à évoluer : la domotique (automatisation et sécurité de la maison), l’automobile (autonomie, maintenance et assurance), la ville (santé publique et transports), l’externe (transports, logistique et navigation), l’humain (sport et santé), la construction (optimisation des travaux, sécurité et santé), le commerce de grande consommation (automatisation, marketing), les usines (gestion des opérations et des équipements) et enfin le lieu de travail (sécurité et énergie).
Les prix des devices portables de première génération (bracelets, montres, thermostats) et des capteurs étant déjà en forte baisse et le wifi largement déployé, toutes les conditions sont réunies pour un déploiement massif de l’IoT dans nos vies quotidiennes. McKinsey prévoit une courbe de vente similaire à celle des smartphones : en 2010, 170 million en avaient été vendus, pour plus d’un milliard en 2014.

Une standardisation en marche

L’étape suivante est celle de la standardisation des process. Les équipementiers et les fabricants d’objets connectés ont entamé une course pour imposer leur modèle et ainsi obtenir une position de leader sur le marché. En 2015 et 2016, les fabricants de semi-conducteurs, de hard-ware et les développeurs logiciels ainsi que les acteurs du réseau se sont réunis pour proposer des standards. Côté industrie, AT&T, Cisco, GE, IBM et Intel ont formé l’Industrial Internet Consortium, et travaillent sur l’interopérabilité. Ce dernier point sera le nerf de la guerre. En effet, McKinsey rapporte les propos de Joep van Beurden, Chief Executive chez CSR (fabricant de semiconducteurs) « seulement 10% de la valeur financière capturée de l’IoT provient des objets, les 90% restants étant liés à la façon dont ces objets sont connectés à internet. »

Que se passe-t-il en France ?

La France n’est pas en reste dans le domaine de l’IoT : elle abrite de nombreuses start-ups innovantes qui développent des solutions utiles au quotidien. Sen.se propose ainsi une famille de capteurs intelligents qui s’adapte à vos envies : protéger votre maison, être stimulé pour faire plus d’exercice, mieux dormir, mesurer la température partout, ne pas oublier ses médicaments. En collectant et en traitant les données issues de l’utilisation de ses capteurs, l’entreprise affinera son offre. Ubiant a développé Hemis, une solution dédiée à la gestion des fluides par les smart grid : électricité, gaz, énergies renouvelables. Ses utilisateurs peuvent échanger et comparer leur consommation. Hemis peut également faire de la prédiction grâce aux données enregistrées. Citizen Science s’est spécialisée dans le développement de textiles connectées, permettant de relever des données sur la personne qui le porte : température, rythme cardiaque, vitesse, géolocalisation. Elle vise d’abord le marché du sport amateur et professionnel.
Spécificité locale, la CNIL contribue activement à la définition des process quant au stockage et à l’utilisation des données issues de l’IoT afin de trouver l’équilibre entre efficacité et respect de la vie privée. Les premiers chantiers concernent les compteurs connectés et l’industrie automobile. De quoi rassurer les consommateurs français dans leurs achats futurs.

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