Biodiversité et open data : les nouvelles méthodes de protection de l’environnement

Le machine learning est-il l’avenir de la préservation des espèces ? La mise en commun des données de la biodiversité par les musées et le développement des solutions big data font passer le domaine à la vitesse supérieure.

On saisit vite l’intérêt du big data dans les questions de biodiversité. Le vivant est un domaine brassant une quantité de données difficiles à concevoir pour l’esprit humain. Cela n’effraie pas pour autant les chercheurs du domaine : dans un même mouvement, les musées d’histoire naturelle construisent et ouvrent leurs bases de données. C’est le cas du Natural History Museum de Londres et de son « homologue » parisien le Musée Nationale d’Histoire Naturelle. Avec les contributions du monde entier, ils ont élaboré un outil d’analyse prédictive sur l’évolution des de la biodiversité baptisé PREDICT. Il ne brasse pas moins de 3,2 millions de registres provenant de 26 000 lieux et 47 000 espèces.

Monitorer la préservation du vivant avec les data

Cette innovation va dans le sens des préconisations des géants de l’informatique. Dans une tribune publiée dans le journal britannique The Guardian, Microsoft propose de monitorer la préservation des espèces et de la biodiversité en combinant les capteurs intelligents (caméra, micro) pour collecter de la donnée et l’intelligence artificielle pour capter et prévoir l’usage des terres avec des images en haute résolution. La firme américaine incite ainsi les gouvernements et les scientifiques à élaborer un « tableau de bord » numérique permettant de piloter la biodiversité.

Des applis grand public pour la biodiversité

D’ores et déjà, les projets innovants en la matière développent des solutions concrètes et accessibles au grand public en faveur de la préservation des espèces végétales et animales. De là à connaître les futurs champions français de la biodiversité ? En juin 2016, le ministère de l’Environnement de l’Energie et de la Mer organisait le hackathon #hackbiodiv et récompensait des jeunes pousses, aux rangs desquelles :
– InvasivAlerte qui détecte la présence d’espèces invasives en temps réel en interrogeant les requêtes sur les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. Ses utilisateurs peuvent également signaler la présence de ces espèces en partageant une photo géolocalisée.
– Greenwatch permet d’identifier une espèce rencontrée en la prenant en photo. L’image est ensuite analysée par l’application d’intelligence artificielle de Google.
– MapPollen cartographie les lieux les plus à risques en matière d’allergie aux pollens grâce aux données géolocalisées des essences d’arbres présentes. L’application utilise les données du Museum National d’Histoire Naturelle et les open data des villes.

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