quelles opportunités business entre data et efficacité énergétique ? 2/2

Au sein de l’Union Européenne la lutte contre le changement climatique passera aussi par la rénovation du parc immobilier et l’adoption de bonnes pratiques en efficacité énergétique. Les priorités définies par la Commission Européenne sont l’efficacité énergétique et la rénovation des habitations énergivores. Que peuvent apporter les outils du big data aux professionnels du secteur ? Ce deuxième article traite la question de l’éco-rénovation.

Big data et éco-rénovation : le mariage se fait attendre

L’éco-rénovation consiste à rénover les habitations en améliorant leur isolation et leur système de ventilation et chauffage/climatisation. Les bénéfices retirés de l’éco-rénovation sont probants : plus de confort pour les occupants, des factures réduites et un bien valorisé lors de la revente. Malgré un contexte législatif favorable, les acteurs du big data n’ont pas encore saisi les opportunités business dans le secteur.

Dans la continuité des politiques européennes, les pouvoirs publics français encouragent l’éco-rénovation depuis de nombreuses années. La mise en place d’incitations fiscales (CITE) et financières (certificats d’économie d’énergie) complètent les actions des ministères du Logement et de l’Environnement. L’ADEME coordonne depuis 1990 les politiques nationales destinées au grand public, aux collectivités et aux entreprises matière de développement durable et d’économie d’énergie.  Dans les territoires, les collectivités relaient ces politiques en incitant les propriétaires à l’éco-rénovation au travers d’appels à projets comme Eco-rénovons Paris, qui rappelle que 90% de ses immeubles ont été construits avant l’entrée en vigueur des normes thermiques. Citons également Ecorenov pour le Grand Lyon et  Provence Ecorenov pour les Bouches-du-Rhône.

Les lois encadrant l’éco-rénovation

Cependant l’état du parc immobilier français laisse toujours à désirer en termes d’efficacité énergétique. Des mesures contraignantes ont été prises, comme la loi Alur entrée en vigueur le 1er janvier 2017 qui oblige les copropriétés à s’inscrire progressivement (jusqu’en 2019) dans un registre national. L’objectif de ce répertoire est de mieux connaître l’état du parc, d’anticiper les dégradations et d’encourager la rénovation énergétique. Elle complète l’obligation d’individualiser les frais de chauffage dans les immeubles collectifs entrée en vigueur en mai 2016.

Data et éco-rénovation, des nouveaux acteurs à apparaître ?

Dans le domaine de l’éco-rénovation, l’apport du big data et des méthodes d’analyse prédictive serait probant. Détecter les logements en situation de précarité énergétique ou d’inconfort, ceux ne répondant pas aux normes thermiques en vigueur… les possibilités sont nombreuses et surtout à imaginer. Le guide ADEME de l’éco-rénovation cite les informations à croiser pour envisager les travaux : le type de bâtiment, sa configuration, sa structure ou la zone climatique dans laquelle il se situe. A cela s’ajoute la réalisation d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) et l’évaluation l’état énergétique du logement. Enfin l’Agence préconise de prendre en compte les obligations réglementaires et d’étudier la réorganisation de l’habitat.
Un service capable de synthétiser sur une carte l’ensemble de ces données se démarquerait sur le marché du big data.

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